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Histoire

Comme ses consoeurs qui partagent le territoire du Sud-Lochois, Verneuil-sur-Indre est considéré comme une petite commune française attachée à la ruralité. Mais Verneuil-sur-Indre cache un très riche passé historique qui est malheureusement tombé dans l’oubli.

La mémoire collective a complètement oublié ce passé. Qui se souvient des sires de Buzançais, de la maison d’Amboise, de l’évêque Saint-Bauld, des reliques de la Croix du Christ, de la commanderie du Temple ? Et pourtant, ce sont des bribes de l’histoire de Verneuil-sur-Indre.

Quelle toponymie ?

Le nom de la commune a évolué au cours des siècles…

  • Avant le VIème siècle, on trouve trace de « Vernolium » (influence gauloise ou romaine).
  • Au XIème / XIIème siècle, on parle de « Castellun de Virnolio ».
  • En 1220, on identifie « l’Ecclesia Vemulii » (dans la chronique des comtes d’Anjou).
  • En 1283 ; on lit « Vemoil ».
  • Au XIIIème siècle, on peut lire « Vernolio » (cartulaire de l’archevêché de Tours).
  • Le 24 août 1300 , on trouve trace de « Vernoyll » (dans le contrat de mariage d’Amaury IV de Craon et d’Isabelle de Sainte-Maure, Archives de la TémoÏlle).
  • Au XIVème siècle, il est fait mention de « Venulium ».
  • Au XVIIIème siècle, on parle de « Saint-Bault-de Verneuil » (carte de Cassini).
  • 1820, c’est le nom définitif connu « Verneuil » (carte d’Etat-major).

 

Les linguistes décomposent Verneuil en deux éléments :

  • l’un gaulois (celtique) : le terme « uerno » (marécage, aulme), qui deviendra « verne » et « vergne » (sorte d'aulnes) ;
  • le second élément également d'origine celtique : « ialon », latinisé en « ialum », et qui signifie initialement « espace découvert par un défrichement », « essart », puis par extension « village » ou du gallois « tir ial » (espace découvert) et qui a donné les suffixes « ueil / euil » en langue d’oïl.

Mais aucun écrit ne précise le tout début de ce lieu.

 

Les temps préhistoriques 

A ce jour, aucun site d’occupation n’a été recensé sur la commune. Seulement quelques pierres taillées, ou polies, ont été mises à jour près du lieu-dit « Prégnou » et « Les Hautes-Bruyères ».

La Touraine, région dont nous faisons partie, est peuplée depuis le Paléolithique (Age de la pierre taillée). Ses habitants reçoivent le nom de « Turones » ou « Turoni » qui occupent le « Pagus Turonensis » ou « Pays des Turones » (origine de nom de Touraine et de celui de sa capitale : Tours).

Sans en avoir déterminé avec certitude l’affiliation, ce peuple pourrait être issu du peuple du Grand-Pressigny ou issu de l’immigration d’une peuplade des rives du Rhin à la fin du Néolithique (Age de la pierre polie, début de la sédentarisation).

 

Une histoire 

Quelques dates en attendant une version plus étoffée…

Vers 546/552, c’est une période pendant laquelle Saint Baud est l’Evêque de Tours. Saint Bauld embrasse la fonction en abandonnant tous ses biens et ses titres. Il est le premier  seigneur de Verneuil connu. Il fait construire une première chapelle en 550 ; aujourd’hui disparue.

Vers 871, Charles le Chauve, en récompense de services rendus, donne les terres de Verneuil, ainsi que celles de Buzançais, à Hémon ou Haimon.

En 1040, Lisois de Bazouges épouse Hersende (dame de Verneuil). C’est un mariage arrangé par Foulque Nerra. La dote comprend les terres de Verneuil et un tiers de celles d’Amboise. Il prend le nom de « Lisois d’Amboise » et devient le premier de la lignée de la Famille d’Amboise.

En 1086, c’est le transfert des reliques de Saint Baud de Verneuil à Loches.

En 1096, Hugues d’Amboise, seigneur de Verneuil, participe à la Première croisade et décède en 1128. Verneuil est toujours la propriété de la Famille d’Amboise.

Ingelger Ier, dit « le Grand » (1302-1373) est le dernier membre de la Maison d’Amboise à posséder Verneuil.

Guillaume Ier de Craon dit « le Grand » (1318-1388). Guillaume 1er est le Chambellan de Philippe-de-Valois en 1348 et du roi Jean en 1350. Verneuil passe ainsi aux mains de la Famille de Craon.

Jean Ier (né en l’an 1385). Jean 1er est duc d’Alençon et Grand Echanson du roi. Il est tué en 1415 à la bataille d’Azincourt .Il est sans descendance. Son héritage passe à Marie de Craon. Verneuil reste la propriété de la Famille de Craon.

Louis Ier de Chabot de la Grève. En épousant Marie de Craon, la Maison de Chabot reçoit ainsi les villes et villages de Jarnac, Montsoreau, Marnes, Moncontour, Savonnières, Villandry-Colombiers, Le Grand-Pressigny, Ferrière-Larçon, Verneuil-sur-Indre et Ferrière-sur-Beaulieu. Verneuil devient propriété de la Famille de Chabot.

Louis II de Chabot (fils du précédent) vend la terre de Verneuil le 29 novembre 1438 à Jean Ier d’Oiron.

Verneuil devient ensuite la propriété des Familles de Boufflers, puis de Saint-Georges.

Eusèbe Jacques Ier Chaspoux (Conseiller d’Etat) achète Verneuil le 16 mars 1643.

Eugène-Jacques de Chaspoux, marquis de Verneuil en 1746, (Secrétaire de la Chambre du Roi et Introducteur des Ambassadeurs) et son fils Eusèbe-Félix engagent les travaux de reconstruction du château de Verneuil entre 1747 et 1756. Le château neuf ne se substitue pas à l'ancien mais est adjacent à celui-ci.

La Famille Chaspoux reste propriétaire de Verneuil jusqu’en 1880.

En 1880, le domaine est racheté par Mme Morillon, qui se sépare d'une partie des terres et fait exécuter quelques travaux sur le château, entrainant une séparation plus nette des deux édifices et une réinterprétation médiévaliste du donjon, à la mode gothique.

La propriété change ensuite plusieurs fois de mains.

Octobre 1924 : l’abbé Henri Molinier de Fombelle acquiert le château de Verneuil-sur-Indre pour y installer un institut familial pour orphelins leur assurant une formation agricole. Le château est aménagé pour y accueillir des enfants.

En 1934, l‘institution devient une annexe des Orphelins Apprentis d’Auteuil fondée par le père Brottier.

En 2017, l'Etablissement Sainte Jeanne d'Arc quitte les lieux pour s'installer dans des locaux plus fonctionnels à Loches, et la propriété est de nouveau mise en vente.

 

A travers cette rubrique, nous essayons de rassembler des éléments historiques (lieux, dates et personnages) qui ont fait l’histoire de Verneuil-sur-Indre. Nous souscrivons complètement à la remarque de Monsieur Jean-Marie Pérouse de Montclos, historien, archéologue, écrivain et Directeur de recherche au CNRS : « L'histoire de Verneuil reste à faire… ».

Si vous possédez des documents (écrits, cartes postales, ouvrages…) relatifs à l’histoire de la commune, n’hésitez à contacter le Secrétariat de mairie afin de vous faire connaître. Nous sommes très intéressés de consulter vos documents afin d’étoffer la rubrique. D’avance merci.

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